Des élèves en classe - Crédit photo: dw.de

05 octobre, journée mondiale des discours stériles (4)

En 2011, la célébration de la journée mondiale de l’enseignant n’a eu aucune retombée positive, aucun effet bénéfique ni pour la société, ni pour la communauté éducative, ni pour les filles et les femmes qui étaient directement interpellées. En 2012, pourrait-on espérer mieux ? Les enseignants et toute la communauté éducative vont-ils enfin se secouer les puces ? Voyons voir.

05 octobre 2012 – « Agissons pour les enseignant(e)s »

Les enseignants ayant montré qu’ils ne peuvent pas agir eux-mêmes (ils n’ont rien fait pour que l’égalité des genres soit plus effective dans leurs classes), il est maintenant question d’agir pour eux. Mais il faudrait savoir pourquoi agir, comment agir et quelles actions poser

Pourquoi agir pour les enseignants ?

Le métier d’enseignant n’est pas des plus aisés – aucun métier ne l’est. Cependant la particularité de l’enseignement, c’est que l’enseignant a besoin du concours de tous pour réussir dans son entreprise. Ainsi, il faut agir pour les enseignants, dans le simple but de lui permettre de mieux faire son travail, pour lui permettre de donner une éducation de qualité aux apprenants qu’il a la lourde tâche de former.

Comment agir pour les enseignants ?

La première action à poser pour les enseignants, c’est simplement envoyer nos enfants, frères, sœurs, cousins, neveux, nièces en âge de fréquenter dans les écoles. Ne laissez surtout pas les filles à la maison hein, on veut tout le monde en classe. Tout simplement. Car, sans les élèves, l’enseignant n’a pas de place dans la société.

Une fois nos enfants inscrits, assurons-nous qu’ils sont tous assis. Il est inadmissible que nos enfants n’aient nulle part où s’asseoir, car il est impossible d’apprendre si on n’est pas convenablement assis. Rassurons-nous donc que nos enfants ne sont pas assis à 6, 7 ou 8 sur un banc prévu pour 3. Si c’est le cas, nous devons agir ! Agir pour les enseignants qui viendront dispenser des cours dans ces classes et qui, au lieu d’enseigner, passeront le temps à essayer (rn vain) de mettre de l’ordre dans la classe.

Nos enfants sont-ils confortablement assis ? Si oui, assurons-nous qu’ils ont des enseignants qualifiés à leur disposition ; Si nous voulons un jour être fiers de nos rejetons, ils doivent être guidés par des enseignants capables de le faire. Donc, si ce n’est pas le cas, agissons. Permettons aux enseignants de faire leur travail. N’admettons pas que des individus à la formation douteuse – pour ceux qui en ont une – viennent faire leurs expériences en utilisant nos petits comme cobayes.

Si nous avons pu avoir des classes, des places et des enseignants pour nos enfants, mettons toutes les chances de réussite de leur coté. Agissons et mettons à leur disposition des manuels scolaires. Permettons aux enseignants de couvrir tous les aspects de la matière qu’il enseigne. Pour cela, achetons des livres à nos enfants.

Voilà donc comment nous pouvons agir pour les enseignant(e)s. Nous devons juste mettre nos enfants dans les conditions optimales leur permettant de recevoir la connaissance.

L'école sous l'arbre; Remarquez la deuxième classe à gauche - Crédit photo: mundri.anglican.org
L’école sous l’arbre; Remarquez la deuxième classe en haut, à gauche. Des raisons d’agir – Crédit photo: mundri.anglican.org

Qui doit agir pour les enseignants ?

Les parents doivent agir. C’est à eux, en tant que partenaires numéro un des enseignants, de faire le gros du boulot. C’est eux qui envoient les élèves à l’école. C’est également à eux, à travers l’APEE (Association des parents d’Elèves et Enseignants), de s’assurer que les enfants sont bien assis et ont suffisamment de bancs dans leurs classes. C’est encore à eux – décidément – de fournir des livres aux élèves (leurs enfants), pour permettre à ces derniers de suivre les cours et de faire les devoirs sans embarrasser leurs camarades. Ils peuvent également avoir un droit de regard sur la qualification de ceux qui enseignent leurs enfants.

En plus des parents, les chefs d’établissements (des enseignants aussi) doivent agir en s’assurant que leurs classes ne sont pas surchargées – pas de recrutement donc, même si le mois se termine par –bre. En outre, ils doivent veiller à ce que les enseignants ne manquent pas de supports pédagogiques (craie, livres etc).

Enfin, les inspecteurs régionaux doivent agir, en contrôlant  systématiquement ce qui est dispensé dans les salles de classe, la manière d’enseigner et même celui qui enseigne. Ils doivent également s’assurer que les établissements scolaires ne soient pas en pénurie d’enseignants.

Voilà brossé quelques actions qui pourraient être menées pour les enseignants. Il est vrai que certaines APEE s’assurent que les enfants étudient dans des conditions acceptables, cependant beaucoup reste encore à être fait, surtout au niveau du confort des apprenants dans la salle de classe ainsi qu’au niveau de la disponibilité des manuels scolaires.

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