« Open Defecation », la campagne qui s’est arrêtée trop vite…

Tout à l’heure en cherchant des informations pour un article, je suis tombé sur une campagne baptisée #OpenDefecation initiée par l’ONU en 2014 pour sensibiliser sur la réalité de la défécation en plein air. J’ai essayé d’en savoir plus, et les quelques données publiées dans l’article étaient effrayantes : un enfant meurt toutes les deux minutes et demie d’une maladie liée à la défécation en plein air ; 1 milliard de personnes n’ont pas d’autre choix que de déféquer en plein air, à la vue d’autres personnes. Plutôt alarmant comme données. Lire la suite de « « Open Defecation », la campagne qui s’est arrêtée trop vite… »

Accès à l’emploi : les jeunes peuvent tout faire, et c’est ça le problème

Comme chaque année, la fête du travail s’est célébrée cette année le 1er mai, quasiment partout dans le monde. Au Cameroun, la fête n’a pas eu l’envergure qu’on aurait pu imaginer, et pour cause : le travail est une denrée rare, et ceux qui parviennent à en avoir un ne l’exercent pas toujours dans les meilleurs conditions. L’un des principaux problèmes auquel les jeunes sont confrontés au Cameroun, c’est l’absence de qualification. Lire la suite de « Accès à l’emploi : les jeunes peuvent tout faire, et c’est ça le problème »

Comment faire de la politique sans se mettre en « danger »

Au Cameroun, la politique est un domaine qui n’attire pas (plus ?) les foules, et ce pour diverses raisons. Certains trouvent que le jeu politique est un jeu de dupes où chacun ne roule que pour son ventre, sacrifiant de facto l’intérêt commun, tandis que pour d’autres, faire  de la politique c’est s’attirer des ennuis avec le pouvoir en place. Pourtant, faire de la politique devrait être un réflexe pour tout citoyen qui désire contribuer au développement du pays. En fait, qu’on le veuille ou non, on fait tous la politique, juste que certains la font de façon active tandis que d’autres la subissent passivement. Pour la plupart des Camerounais, la politique est une activité dangereuse dont il faut s’éloigner le plus possible. Il existe cependant plusieurs façons de faire de la politique, plus ou moins activement, sans chercher d’ennuis et sans prendre aucun risque.

Voici quelques suggestions pour y parvenir : Lire la suite de « Comment faire de la politique sans se mettre en « danger » »

A qui s'adressait réellement Hollande?

Cinq règles d’or pour s’éterniser au pouvoir

Le Cameroun est dirigé depuis 35 ans d’une main de traitre maître par un seul homme, qui a réussi à se maintenir au pouvoir pendant tout ce temps. S’agit-il un exploit ? Peut-être. Quoi qu’il en soit, le Nkukuma l’a dit récemment : « ne dure pas au pouvoir qui veut, mais qui peut ». Alors, comment le père de Brenda fait-il pour pouvoir se maintenir sur le trône ? Je me suis inspiré de la stratégie appliquée au Cameroun pour rédiger ce guide pratique à l’intention de présidents qui veulent sereinement rester au pouvoir jusqu’à ce que la mort les en sépare. Lire la suite de « Cinq règles d’or pour s’éterniser au pouvoir »

Cameroun : un an après le lancement du Plan Triennal Spécial Jeunes, le bilan est peu reluisant

Le 10 février 2016, lors de son adresse à la jeunesse, le Président de la république du Cameroun, Son Excellence Paul Biya, a annoncé la mise sur pied d’un plan triennal spécial jeunes (PTS-Jeunes) visant à « faciliter et accélérer l’insertion socio-économique des jeunes ». Doté d’une enveloppe globale de 102 milliards, le programme, dont l’exécution a été confiée au Ministère de la Jeunesse et de l’Éducation Civique (MINJEC) a été officiellement lancé le 11 janvier 2017, au palais des sports de Yaoundé. Un an plus tard, quelles sont les avancées dans l’exécution de cette initiative ? Lire la suite de « Cameroun : un an après le lancement du Plan Triennal Spécial Jeunes, le bilan est peu reluisant »

Bus accidenté sur l'autoroute Douala - Yaoundé

Voici les sorciers qui causent les accidents de la route en fin d’année au Cameroun

Décembre, tout Camerounais vous le dira, est une période où les risques d’accidents de la route sont les plus élevés. Pourtant c’est une période où les déplacements sont réduits au maximum, quand les gens se décident à prendre la route, c’est généralement qu’ils n’ont pas d’autres alternatives. Certaines personnes disent qu’en fin d’année, des sorciers (et apprenti-sorciers) procèdent à des sacrifices humains et se servent de nos routes comme autels. C’est ce qui expliquerait le nombre croissant d’accidents mortels sur les routes camerounaises au fur et à mesure qu’on avance vers la fin du mois de décembre. Lire la suite de « Voici les sorciers qui causent les accidents de la route en fin d’année au Cameroun »

Crédit photo: Desy Danga (kalangoo-84.blogspot.com)

Les établissements scolaires que le ministre camerounais devrait fermer

Chaque année à la rentrée, le ministre camerounais des Enseignements Secondaires ferme des établissements scolaires qui, soit fonctionnent dans l’illégalité, soit ne respectent pas les exigences pour fonctionner. Si ces décisions sont à encourager au regard de l’importance de l’éducation, il y a également lieu de se poser des questions sur certains établissements publics qui fonctionnent depuis plusieurs années, et qui, pourtant, sont loin d’offrir aux apprenants un cadre idéal pour l’apprentissage. Lire la suite de « Les établissements scolaires que le ministre camerounais devrait fermer »

Cameroun - Photo: lebledparle.com

Crise anglophone : ces « nouveaux anglos » qui enveniment les choses

La crise anglophone au Cameroun a fait naître une nouvelle catégorie de camerounais qui semblent avoir fait leurs les revendications de nos compatriotes de la partie anglophone du pays. Ce qui au départ était simplement un formidable élan de solidarité envers les populations des régions anglophones qui subissaient le courroux injustifié et excessif des autorités gouvernementales semble se transformer en une campagne de dénigrement qui, à dire vrai, ne contribue pas à la résolution de la crise. Lire la suite de « Crise anglophone : ces « nouveaux anglos » qui enveniment les choses »

Arrivée des leaders anglophones à Bamenda

Crise anglophone au Cameroun : le gouvernement a-t-il vraiment cédé ?

Le 30 août dernier, le président de la République a ordonné l’abandon des charges contre « certains leaders » du mouvement de contestation qui secoue les régions anglophones du Cameroun depuis bientôt un an. Comme on pouvait s’y attendre, les réseaux sociaux étaient en ébullition, les uns faisant des publications pour applaudir la décision du président, tandis que d’autres criaient victoire, ou se moquaient de l’État qui, d’après eux, admettait ouvertement son impuissance face aux leaders anglophones. Personnellement, quand j’ai lu le communiqué de la présidence, je n’ai pas eu l’impression qu’il s’agissait d’un aveu de faiblesse. Et les événements qui se passent depuis quelques jours me confortent dans ma position. Lire la suite de « Crise anglophone au Cameroun : le gouvernement a-t-il vraiment cédé ? »

C'est timple: allons voter - Crédit photo: lexpress.fr

“To vote or not to vote ?” Là n’est pas (encore) la question

2018 est une année électorale au Cameroun, et même si la seule information qu’on a sur le scrutin c’est qu’il est « lointain mais certain », force est de constater que nombre de compatriotes ne semblent pas intéressés par cette échéance qui pourtant aura des conséquences sur la vie du pays pendant au moins sept années. La raison ? Les dés seraient pipés, les résultats connus d’avance, donc à quoi bon ? Lire la suite de « “To vote or not to vote ?” Là n’est pas (encore) la question »

Requiem pour Dominique

On est le 24, et comme chaque mois, les fonctionnaires camerounais attendent impatiemment la mort de Dominique. Dans les foras et groupes sur différents réseaux sociaux, il y a toujours un collègue anxieux qui demandera des nouvelles de l’infortuné, « Dominique est déjà mort ? » On lui répondra un truc du genre, « Non, pas encore. Mais il agonise déjà. Je crois que demain il aura rendu l’âme… » Lire la suite de « Requiem pour Dominique »

Drapeau du Cameroun fédéral - Crédit photo: drapeau-monde.com

Ce n’est pas le fédéralisme qui (me) pose problème

Depuis le début de la crise anglophone au Cameroun, on entend de plus en plus des voix s’élever pour dire que les francophones ont peur du fédéralisme. Raison pour laquelle ils se désolidarisent des revendications des activistes anglophones. Je suis incapable de dire si c’est le cas ou pas, mais sur la question, je peux tout au moins donner mon avis personnel qui n’entre pas en droite ligne de ce qui est dit. En ce qui me concerne, le fédéralisme n’est pas du tout un problème (bien que ce ne soit pas non plus une solution miracle). Mon problème est ailleurs… Lire la suite de « Ce n’est pas le fédéralisme qui (me) pose problème »

Ce que ça coûte d’être enseignant au Cameroun

Au Cameroun, on a tendance à considérer les fonctionnaires comme des privilégiés (ce qui n’est pas entièrement faux). On envie la stabilité de leur emploi, la régularité de leur paye et beaucoup d’autres avantages réels ou imaginaires. Parmi ces privilégiés figurent en bonne place les enseignants qui, selon plusieurs, sont grassement payés pour fournir un minimum d’efforts (ils auraient quelques jours de travail seulement par semaine, et trois mois de vacances payées). Ce que beaucoup d’entre nous ignorent, c’est que le métier d’enseignant au Cameroun est un vrai chemin de croix, et qu’il faut s’armer de courage et de patience pour pouvoir tenir la distance. Lire la suite de « Ce que ça coûte d’être enseignant au Cameroun »

Les journées internationales, les défilés, le folklore et tout le blabla…

Mercredi dernier, on célébrait la journée internationale DES DROITS des femmes – qui a été rapidement transformée en « Journée de la femme », puis en « Fête de la femme » au Cameroun. Et contrairement aux années antérieures, je me suis abstenu d’écrire sur cette célébration, ou même de la commenter sur les réseaux sociaux. En réalité ça fait quelques années déjà que préfère garder le silence lors de certaines célébrations décrétées par les Organisations internationales. C’est en partie à cause de la façon dont nous, Camerounais, percevons ces journées, mais ce n’est pas la seule raison de ma révolte silencieuse mon indifférence. Lire la suite de « Les journées internationales, les défilés, le folklore et tout le blabla… »

Cameroun - Photo: lebledparle.com

Francophone ou anglophone ? #MondoChallenge #Identité

« Donc ton fils est anglophone ? » C’est une question qu’on me pose parfois quand je dis à certaines personnes que mon fils fréquente le système éducatif anglophone[i]. Parfois, je me contente de répondre « oui », d’autres fois je réponds simplement qu’il est camerounais et bilingue. Mais à chaque fois, ces questions me rappellent le problème de l’identité telle que perçue par certains camerounais notamment quand il s’agit de distinguer les anglophones et les francophones. Lire la suite de « Francophone ou anglophone ? #MondoChallenge #Identité »