Enseignants en plein défilé - Crédit photo: leseptentrion.net

Et si c’était la faute aux enseignants ?

Aujourd’hui c’est le 5 octobre, journée mondiale des enseignant(e)s, une journée que les enseignants camerounais ont tôt fait de transformer en fête. Les enseignants camerounais sont fiers – ou alors devraient l’être – car ce sont eux qui ont fait des grands de ce pays ce qu’ils sont. Voilà l’excuse qui m’est brandie chaque fois que je dis à des collègues ou amis qu’il n’y a aucune raison de fêter cette journée. Lire la suite de « Et si c’était la faute aux enseignants ? »

La guerre des langues

Le 20 mars dernier, journée internationale de la francophonie, j’ai eu un court – trop court – échange sur twitter avec la mondoblogueuse Mariam Sorelle au sujet de l’impact positif que cette organisation pouvait avoir sur les langues nationales africaines. Tout est parti d’un tweet de Mariam dans lequel elle citait Albert Lourde. Ce dernier affirmait que « La Francophonie doit aider les enfants à être formés dans leurs langues nationales avant le Français ». Abondant dans son sens, Mariam essayait de me faire comprendre que la francophonie pouvait œuvrer pour le développement des langues et de la culture de ses états membres situés en Afrique. Inutile de dire que je n’étais pas de son avis. Lire la suite de « La guerre des langues »

Gare Mengong-Ebolowa

« Cher collègue, bienvenue en enfer » (Deuxième partie)

Malgré les efforts que j’ai faits pour arriver à la gare très tôt, je n’ai pas pu voyager immédiatement. Ce n’est que vers 9 heures que le bus qui me conduit vers Ébolowa dans le Sud Cameroun quitte enfin la gare de Yaoundé. Malgré ma position très inconfortable, je parviens tout de même à m’endormir. Pas pour longtemps. Lire la suite de « « Cher collègue, bienvenue en enfer » (Deuxième partie) »

« Cher collègue, bienvenue en enfer » (Première partie)

Quand mon nom est apparu sur la liste des enseignants mutés pour le compte de l’année scolaire 2014 – 2015, j’étais ivre de joie. Oui, car quand on a sa famille à plus de 1000 km de soi, c’est clair qu’on n’est pas à l’aise. Bref, passons. Sur la liste donc, mon nom apparaissait deux fois, et j’étais muté dans deux régions différentes. Puisque dans ma demande de mutation j’avais sollicité la région du centre, j’ai naturellement ignoré la note qui m’envoyait dans la région du Sud. J’ai donc fait un voyage pour mon lieu d’affectation au Centre, le lycée bilingue de Nguila. Expérience bouleversante (racontée ici). Par la suite, ayant appris que j’avais également été envoyé dans un lycée dans la région du Sud, j’ai jugé bon d’y aller, pour pouvoir effectuer un choix par la suite. Voici le récit de mon périple dans le Sud-Cameroun. Lire la suite de « « Cher collègue, bienvenue en enfer » (Première partie) »