Jeune malienne

La petite Fadimatou

J’ai rencontré Fadimatou il y a quelques années ; j’étais alors un jeune enseignant fraîchement affecté au lycée bilingue de Maroua. Cette année-là, j’avais parmi les classes que j’enseignais une sixième spéciale. Pour ceux qui sont étrangers à cette appellation, les classes spéciales sont des classes réservées aux élèves les plus brillants. On y accède à l’issue d’un concours organisé au sein de l’établissement, parmi les élèves de la classe de sixième. Lire la suite de « La petite Fadimatou »

Le centre-ville de Mengong

« Cher collègue, bienvenue en enfer » (Troisième partie)

Il est 14 heures 30 environ, quand je quitte Mengong pour Melane à bord d’une moto, et en compagnie du chauffeur et d’un autre passager. D’après ma Big ressé qui vit à Mengong, on y sera au plus tard à 15 heures (elle m’a dit que le trajet se faisait en 25 minutes). Moi, je suis sceptique. Vous le seriez également, si vous étiez à ma place. Car si on doit payer 2.000 francs pour 25 ou 30 minutes de route alors qu’on paye la même somme pour 2 heures 30 (Yaoundé – Ébolowa), il y a lieu de se poser des questions. Bon, qui vivra verra. Lire la suite de « « Cher collègue, bienvenue en enfer » (Troisième partie) »

« Cher collègue, bienvenue en enfer » (Première partie)

Quand mon nom est apparu sur la liste des enseignants mutés pour le compte de l’année scolaire 2014 – 2015, j’étais ivre de joie. Oui, car quand on a sa famille à plus de 1000 km de soi, c’est clair qu’on n’est pas à l’aise. Bref, passons. Sur la liste donc, mon nom apparaissait deux fois, et j’étais muté dans deux régions différentes. Puisque dans ma demande de mutation j’avais sollicité la région du centre, j’ai naturellement ignoré la note qui m’envoyait dans la région du Sud. J’ai donc fait un voyage pour mon lieu d’affectation au Centre, le lycée bilingue de Nguila. Expérience bouleversante (racontée ici). Par la suite, ayant appris que j’avais également été envoyé dans un lycée dans la région du Sud, j’ai jugé bon d’y aller, pour pouvoir effectuer un choix par la suite. Voici le récit de mon périple dans le Sud-Cameroun. Lire la suite de « « Cher collègue, bienvenue en enfer » (Première partie) »

Jeunes élèves - Crédit photo: jeunesespoir2000.blogspot.com

05 octobre, journée mondiale des discours stériles (5)

En 2012, la communauté éducative camerounaise a brillé par son incapacité à agir pour les enseignants, pour les apprenants, pour l’éducation. Pourtant, ce ne sont pas les actions à mener qui manquaient. On a pourtant organisé des tables-rondes autour desquelles on a tourné en rond, sans prendre aucune décision concrète. Peut-être est-ce la raison pour laquelle en 2013, la balle a été envoyée dans le camp des enseignants ? Car en 2013, le thème de la journée mondiale de l’enseignant interpellait les enseignants en premier lieu. Lire la suite de « 05 octobre, journée mondiale des discours stériles (5) »

Des élèves en classe - Crédit photo: dw.de

05 octobre, journée mondiale des discours stériles (4)

En 2011, la célébration de la journée mondiale de l’enseignant n’a eu aucune retombée positive, aucun effet bénéfique ni pour la société, ni pour la communauté éducative, ni pour les filles et les femmes qui étaient directement interpellées. En 2012, pourrait-on espérer mieux ? Les enseignants et toute la communauté éducative vont-ils enfin se secouer les puces ? Voyons voir. Lire la suite de « 05 octobre, journée mondiale des discours stériles (4) »

Enseignement secondaire au Cameroun: pourquoi ça ne marche pas?

Des élèves du secondaire en classe
Crédit photo: www.journalducameroun.com

C’est septembre. La rentrée scolaire est là, avec toutes les agitations qu’on lui connait : les parents qui se battent pour inscrire leurs enfants, des établissements qu’on crée à tout coin de rue, les enseignants qu’on mute, les proviseurs qu’on nomme etc. Chaque septembre, c’est le même scénario : bousculades, plaintes, négociations, magouilles… Lire la suite de « Enseignement secondaire au Cameroun: pourquoi ça ne marche pas? »