Crédit photo: Desy Danga (kalangoo-84.blogspot.com)

Éducation : Ces établissements scolaires que le ministre devrait fermer

Chaque année à la rentrée, le Ministre camerounais des Enseignements Secondaires ferme des établissements scolaires qui, soit fonctionnent dans l’illégalité, soit ne respectent pas les exigences pour fonctionner. Si ces décisions sont à encourager au regard de l’importance de l’éducation, il y a également lieu de se poser des questions sur certains établissements publics qui fonctionnent depuis plusieurs années, et qui, pourtant, sont loin d’offrir aux apprenants un cadre idéal pour l’apprentissage. Lire la suite de « Éducation : Ces établissements scolaires que le ministre devrait fermer »

Ce que ça coûte d’être enseignant au Cameroun

Au Cameroun, on a tendance à considérer les fonctionnaires comme des privilégiés (ce qui n’est pas entièrement faux). On envie la stabilité de leur emploi, la régularité de leur paye et beaucoup d’autres avantages réels ou imaginaires. Parmi ces privilégiés figurent en bonne place les enseignants qui, selon plusieurs, sont grassement payés pour fournir un minimum d’efforts (ils auraient quelques jours de travail seulement par semaine, et trois mois de vacances payées). Ce que beaucoup d’entre nous ignorent, c’est que le métier d’enseignant au Cameroun est un vrai chemin de croix, et qu’il faut s’armer de courage et de patience pour pouvoir tenir la distance. Lire la suite de « Ce que ça coûte d’être enseignant au Cameroun »

Enseignants en plein défilé - Crédit photo: leseptentrion.net

Et si c’était la faute aux enseignants ?

Aujourd’hui c’est le 5 octobre, journée mondiale des enseignant(e)s, une journée que les enseignants camerounais ont tôt fait de transformer en fête. Les enseignants camerounais sont fiers – ou alors devraient l’être – car ce sont eux qui ont fait des grands de ce pays ce qu’ils sont. Voilà l’excuse qui m’est brandie chaque fois que je dis à des collègues ou amis qu’il n’y a aucune raison de fêter cette journée. Lire la suite de « Et si c’était la faute aux enseignants ? »

La route de l'émergence est longue, et non bitumée - Crédit photo: rfi.fr

Le mensonge de l’émergence « horizon 2035 »

Depuis que le président et son équipe nous ont promis que le Cameroun serait émergent en 2035, on a l’impression que tout le monde au Cameroun attend, les yeux rivés vers cette date « salvatrice ». Beaucoup d’entre nous semblent attendre que cette fameuse année arrive, pour enfin évaluer les promesses du président. Mais, a-t-on besoin d’attendre aussi longtemps pour se rendre à l’évidence ? Je ne pense pas. 2035 c’est encore très loin, mais je peux d’ores et déjà affirmer que l’émergence 2035, c’est un gros, un très gros mensonge. Lire la suite de « Le mensonge de l’émergence « horizon 2035 » »

Eleves en classe - Crédit photo: http://ccreadcameroon.org

Les incohérences du ministre Ngalle Bibehe

Quelques mois seulement après sa nomination à la tête du ministère des enseignements secondaires Jean Ernest Ngalle Bibehe Massena fait déjà parler de lui dans les médias Camerounais. En effet, le nouveau ministre a récemment posé des actes qui montrent qu’il est déterminé à assainir le milieu éducatif camerounais que son prédécesseur avait fortement contribué à pourrir. Pourtant, je pense qu’il est nécessaire de s’arrêter un moment pour questionner la logique de certaines actions que le nouveau ministre pose. Lire la suite de « Les incohérences du ministre Ngalle Bibehe »

Si j’étais leader de l’opposition au Cameroun…

 

L’opposition camerounaise est actuellement dans une position assez délicate. Pendant quelques temps, elle a été sous le feu des projecteurs, notamment avec la coalition qui s’est formée dernièrement pour protester contre une éventuelle modification de la constitution devant conduire à l’organisation d’élections anticipées. Si les dernières actions de l’opposition méritent d’être saluées, il reste vrai que celle-ci pèche encore dans plusieurs domaines. Moi, si j’étais leader de l’opposition au Cameroun, voici ce que je ferais.

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À quoi sert l’école ?

Si on considère qu’une journée de cours dure environ 8 heures de temps, on se rend compte que, pendant un bon nombre d’années, nous passons le plus clair de notre temps à l’école. Quand en plus on rajoute les heures passées à réviser et à faire les devoir à la maison, on conclut que l’école prend une place considérable dans nos vies. Mais à la fin, un tel investissement (en temps et en argent), pour quel résultat ? Longtemps après les indépendances, je pense qu’il est plus que temps de s’interroger sur l’utilité de l’éducation que nous avons reçue et qu’on donne à nos enfants dans les écoles. Lire la suite de « À quoi sert l’école ? »

Des écoles, c’est tout ?

Au Cameroun, si on demande au ministre de l’Education nationale de faire son bilan avant d’aller finir ses jours à Kondengui, je suis prêt à parier que, tout fier, il citera avec empressement les écoles qu’il a ouvertes dans les coins reculés du pays. Il citera, je n’en doute pas, ces collèges d’enseignement secondaire (CES) de brousse qu’il a transformés en lycées. Et il conclura en disant qu’il a œuvré pour que tous les jeunes Camerounais aient accès à l’éducation. Pourtant, moi je dis que s’il n’a fait que créer des écoles, alors il n’a rien fait, absolument rien fait. Lire la suite de « Des écoles, c’est tout ? »

Vendeuse de bananes - Crédit photo: 27avril.com

Du travail pour Éloise

Jeudi dernier – le 30 avril et la veille de la fête du travail –, en allant chercher mon fils à l’école, j’ai revu Éloïse. Éloïse, c’est une vieille amie. On s’est connu à l’époque où j’étais au lycée et depuis près de 10 ans, on s’était perdus de vue. Ça n’a vraiment fait plaisir de la revoir après toutes ces années sans nouvelles d’elle. « J’ai finalement pu avoir mon BAC », me dit-elle fièrement. « Mais depuis là, je cherche le travail, je ne trouve pas », continua-t-elle avec découragement. Lire la suite de « Du travail pour Éloise »

Crédit photo: biblionef.com

Quand le livre tue l’éducation

Quand nous étions plus jeunes, je me souviens que, pour peu que nous voyions un texte imprimé ou saisi à la machine à écrire, pour nous il devenait impossible d’imaginer y trouver des fautes. En plus, nous considérions tout ce qui y était écrit comme vrai. Il faut dire qu’à l’époque de mon enfance, les ordinateurs étaient plus rares que la pluie dans le désert, ce qui conférait un caractère solennel, officiel même, à tout texte dactylographié ou imprimé. Lire la suite de « Quand le livre tue l’éducation »

Handicapé - Crédit photo: senenews.com

Nos universités ne fabriquent pas de «Prince Aimé»

Il y a une dizaine d’années environ, l’artiste musicien camerounais Prince Aimé créa la surprise avec sa chanson intitulée « Viviane ». Ce qui rendait la surprise encore plus agréable, c’est que cet artiste était aveugle. Ça faisait plaisir de voir un handicapé faire autre chose que mendier. En réalité, on a cru pendant longtemps que le dénuement dans lequel vivent certains handicapés était causé par leur manque de volonté de se battre. Et pourtant… Lire la suite de « Nos universités ne fabriquent pas de «Prince Aimé» »

Jeune malienne

La petite Fadimatou

J’ai rencontré Fadimatou il y a quelques années ; j’étais alors un jeune enseignant fraîchement affecté au lycée bilingue de Maroua. Cette année-là, j’avais parmi les classes que j’enseignais une sixième spéciale. Pour ceux qui sont étrangers à cette appellation, les classes spéciales sont des classes réservées aux élèves les plus brillants. On y accède à l’issue d’un concours organisé au sein de l’établissement, parmi les élèves de la classe de sixième. Lire la suite de « La petite Fadimatou »

Revolution au Burkina Faso - Photo chipée su facebook

J’accuse le peuple camerounais !

Les 30 et 31 octobre derniers, le peuple burkinabé, comme un seul homme, se soulevait contre une dictature qui durait depuis « seulement » 27 ans. Au Cameroun, on a parlé, polémiqué, menacé le régime en place. Des gens cachés derrière leurs ordinateurs en Europe et en Amérique ont organisé des manifestations et des marches de protestation auxquelles ils n’allaient jamais pointer le bout de leur nez. « Le 06 novembre » disaient-ils, « nous allons manifester à la poste pour dénoncer le régime de Paul Biya ! Sa dictature a assez duré. »

Vous voulez manifester contre la dictature de Paul Biya ? Laissez-moi rire. Si cette « dictature » a pu fêter son 32ème anniversaire ce 06 novembre, c’est bien notre faute à tous. Oui, le peuple camerounais est coupable. J’accuse le peuple camerounais ! Lire la suite de « J’accuse le peuple camerounais ! »

Crédit photo: africapresse.com

Ces Zones d’Éducation Prioritaire (ZEP) où l’éducation n’est pas une priorité

La dernière fois quand je suis allé à Nguila (en réalité je me suis arrêté à Ntui), j’ai eu à m’entretenir avec un enseignant à la Délégation Départementale des Enseignements Secondaires (DDES) du Mbam et Kim, qui me conseillait de rester dans ce département – rappelez-vous, j’ai eu deux mutations dans deux régions différentes – parce que c’était une Zone d’Éducation Prioritaire (ZEP). Plus tard, j’ai été un peu intrigué par les fameuses ZEP. Vu l’enclavement du Mbam et Kim et les conditions de vie qu’on m’a décrites difficiles, j’ai décidé d’examiner ce concept de près. Lire la suite de « Ces Zones d’Éducation Prioritaire (ZEP) où l’éducation n’est pas une priorité »

Crédit photo: prc.cm

Ne dites plus jamais que le Cameroun est un pays bilingue !

On a l’habitude de dire chez nous, pour se vanter, que nous sommes dans un pays bilingue. Quand on se compare avec les autre pays de la région ou bien du continent, et on les regarde de haut en disant, « Nous, on est bilingues, pas eux. » On s’estime privilégié d’appartenir à la fois à la Francophonie et au Commonwealth. Mais on oublie de dire que ce bilinguisme qui nous sert de tremplin pour s’élever au dessus des autres est en réalité fictif. Lire la suite de « Ne dites plus jamais que le Cameroun est un pays bilingue ! »