À quoi sert l’école ?

Si on considère qu’une journée de cours dure environ 8 heures de temps, on se rend compte que, pendant un bon nombre d’années, nous passons le plus clair de notre temps à l’école. Quand en plus on rajoute les heures passées à réviser et à faire les devoir à la maison, on conclut que l’école prend une place considérable dans nos vies. Mais à la fin, un tel investissement (en temps et en argent), pour quel résultat ? Longtemps après les indépendances, je pense qu’il est plus que temps de s’interroger sur l’utilité de l’éducation que nous avons reçue et qu’on donne à nos enfants dans les écoles. Lire la suite de « À quoi sert l’école ? »

Crédit photo: biblionef.com

Quand le livre tue l’éducation

Quand nous étions plus jeunes, je me souviens que, pour peu que nous voyions un texte imprimé ou saisi à la machine à écrire, pour nous il devenait impossible d’imaginer y trouver des fautes. En plus, nous considérions tout ce qui y était écrit comme vrai. Il faut dire qu’à l’époque de mon enfance, les ordinateurs étaient plus rares que la pluie dans le désert, ce qui conférait un caractère solennel, officiel même, à tout texte dactylographié ou imprimé. Lire la suite de « Quand le livre tue l’éducation »

Jeune malienne

La petite Fadimatou

J’ai rencontré Fadimatou il y a quelques années ; j’étais alors un jeune enseignant fraîchement affecté au lycée bilingue de Maroua. Cette année-là, j’avais parmi les classes que j’enseignais une sixième spéciale. Pour ceux qui sont étrangers à cette appellation, les classes spéciales sont des classes réservées aux élèves les plus brillants. On y accède à l’issue d’un concours organisé au sein de l’établissement, parmi les élèves de la classe de sixième. Lire la suite de « La petite Fadimatou »

Photo chipée sur facebook

« Cher collègue, bienvenue en enfer » (Quatrième partie)

Le trajet Mengong – Melane est beaucoup plus long que ce à quoi je m’étais préparé. Ça fait plus de 45 minute qu’on est partis de Mengong, et on n’est pas encore arrivés. Après avoir subi la pluie, après avoir plus d’une fois failli glisser, mais surtout après avoir traversé plusieurs villages, on semble près du but. Le moto-taximan vient de me dire en désignant des élèves qui rentraient des classes : « Voila les élèves de ton lycée. » Lire la suite de « « Cher collègue, bienvenue en enfer » (Quatrième partie) »