On fera pire que le Congo

Lors de la récente élection présidentielle qui s’est déroulée au Congo Brazza, beaucoup  d’entre nous ont été écœurés de ce que, durant le scrutin et même après, le pouvoir en place a décidé de couper les communications (appels, SMS, internet, etc), empêchant ainsi tout contact autant l’intérieur qu’avec l’extérieur du pays. Ceux qui avaient espéré que l’exemple Béninois soit suivi se sont bien foutu le doigt dans l’œil. Pourtant, ce qui est en train de se passer actuellement au Cameroun laisse croire que Biya l’Empereur va damer le pion à Sassou dans la compétition du plus grand démocratueur qui se déroule actuellement en Afrique francophone. Lire la suite de « On fera pire que le Congo »

Chez moi, il y a 20 millions de dictateurs (potentiels)

Au Cameroun, s’il y a un qualificatif qu’on attribue facilement à notre cher et tendre président-fondateur, c’est bien celui de « dictateur assoiffé de pouvoir ». Ce n’est pas faux. Pourtant, il est parfois ahurissant de constater que ceux qui taxent le vieux de despote et d’incapable se comportent de la même manière, ou pire, que lui, quand l’occasion leur est donnée.
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Crédit photo: cameroun24.net

Après Biya, ce sera Biya (si on n’y prend garde)

Cela fait plusieurs mois déjà qu’au Cameroun des voix s’élèvent, exigeant le départ de Paul Biya, président à vie du Cameroun. C’est d’ailleurs le cas un peu partout en Afrique. Que ce soit au Togo, en RDC ou au Burundi le peuple semble fatigué de la misère dans laquelle il vit. C’est pour cela que, ici et là, on recherche meilleur moyen – les urnes pour les uns, la rue pour les autres – pour chasser ces tyrans de la tête de l’État. Pourtant, je pense que, quelque soit la méthode utilisée, si on ne fait pas attention, ce sera Paul Biya qui succèdera à Paul Biya. Lire la suite de « Après Biya, ce sera Biya (si on n’y prend garde) »

Kah Wallah, Maurice Kamto

Appel à l’opposition camerounaise : il sera bientôt trop tard !

Ces derniers temps au Cameroun, on entend de plus en plus d’appels à la violence, au soulèvement. Sortie de nulle part, une nouvelle « race » d’opposants a pris en otage les réseaux sociaux et y injectent le venin de la désobéissance civile et de la révolte. Armée de claviers et de souris, cette e-opposition basée en Europe et aux USA, espère faire du Cameroun une réplique du Burkina Faso. Oublie-t-elle que les Camerounais ne sont pas des hommes intègres, mais plutôt des lions ? Ont-ils pensé aux conséquences qu’une révolution pourrait avoir sur la population camerounaise ? Ont-ils oublié février 2008 ? Mais non, déconnectés des réalités socioculturelles que nous vivons ici, ces derniers ne pensent qu’à remplacer Paul Biya sur le trône. Lire la suite de « Appel à l’opposition camerounaise : il sera bientôt trop tard ! »