En réalité, ce n’est pas la mèche le problème

Depuis quelque temps déjà, le vent de la révolution « nappy » souffle sur les têtes (et dans les cheveux) de nos sœurs africaines. Les nappy, ce sont ces femmes qui ont décidé d’assumer leur identité culturelle en refusant désormais d’utiliser tout artifice ou accessoire qui pourrait les faire ressembler aux individus d’une autre race, ou aire culturelle ou géographique. Comme on peut s’y attendre, la première cible de ces guerrières aux cheveux crépus, ce sont les mèches. Mais la mèche est-elle vraiment le problème ? Lire la suite de « En réalité, ce n’est pas la mèche le problème »

Crédit photo: lesptitsmwana.com

Ces [pré]noms qui pèsent trop lourd

La semaine dernière, je regardais pour la deuxième fois cet excellent film intitulé Le Prénom dans lequel des amis se disputent parce que l’un d’eux prétend vouloir, appeler son fils « Adolf », comme Hitler. Les autres ne conçoivent pas qu’on puisse donner à un enfant le prénom d’un tel personnage, à cause des crimes qu’il a commis. Le problème soulevé dans le film, s’il peut apparaître banal à certains, est pourtant d’une importance capitale. Et ça, nos parents, même les jeunes parents, ne semblent pas encore l’avoir compris ici en Afrique. Lire la suite de « Ces [pré]noms qui pèsent trop lourd »

Retour aux sources - Crédit photo: www.survivalfrance.org

« Retourner aux sources », qu’est-ce que ça veut dire?

Au Cameroun, comme dans plusieurs autres pays africains, la tendance est au blanchiment de la peau, à l’utilisation de mèches, greffes et autres rajouts. Mais de plus en plus, on entend s’élever des voix appelant au retour aux sources, à l’abandon des cultures importées. Face aux différentes mises en applications de ce mot d’ordre, on a envie de se demander, « retourner aux sources, c’est faire quoi, exactement? » Lire la suite de « « Retourner aux sources », qu’est-ce que ça veut dire? »

Au Cameroun, on fabrique des expatriés

Crédit photo: Fotso Fonkam
Crédit photo: Fotso Fonkam

Aliénation linguistique et culturelle : un frein pour le développement socioculturel

Dimanche dernier, la faim m’a fait sortir de mon terrier. Sous peine de crever d’inanition, je me suis retrouvé obligé de faire le marché pour acheter quelque chose à préparer. Après quelques tours dans les boutiques des gros Alhadji, je m’arrête devant une vieille grand-mère qui séchait patiemment derrière quelques tomates toutes rabougries, étalées à même le sol. « C’est combien la tomate, dada ? » J’ai à peine fini de parler que la mémé dégaine et m’envoie une rafale de paroles en fufuldé – « Ekié, la mère-ci. On t’a envoyée ? » Normalement, je ne pige pas rien à son baragouin. Finalement, je lui donne mon argent et repars avec ce qu’elle a jugé bon de me donner comme tomate. Je n’avais pas trop le choix, hein. C’était ça ou dormir l’estomac dans les talons. Lire la suite de « Au Cameroun, on fabrique des expatriés »