De l'(in)efficacité du blogging

Vous ai-je déjà dit que je suis un gros paresseux ? Non ? Alors je vous le dis aujourd’hui, je suis la paresse incarnée. Tenez, ce billet par exemple, je comptais le publier le 31 août dernier à l’occasion de la journée mondiale du blog. Mais je n’ai pas pu, parce que j’avais trop la flemme de l’écrire. D’ailleurs, depuis un bon bout, j’écris de moins en moins. Ceux qui me lisent souvent sur ce blog – c’est-à-dire une poignée de potes indulgents qui s’ennuient à mourir – ont dû faire la remarque. Mais ce n’est pas à cause de ma paresse maladive. Pas seulement, du moins. Pour tout vous dire, tout a basculé le jour où je me suis franchement posé la question qui tue : quelle est l’efficacité du blogging ? Lire la suite de « De l'(in)efficacité du blogging »

Dorcas Dienda MissRDCongo

La miss, les « blancs » et nous (deuxième partie*)

Hier j’étais chez moi peinard, tout allait bien jusqu’à ce que je tombe sur un lien qu’un de mes contacts sur Facebook avait partagé. Il s’agissait d’un article de Jeune Afrique qui parlait de la bourde qu’une candidate à l’élection Miss RDC avait commise en déclarant, je cite : « Nous le savons tous, ce n’est pas un sujet tabou : l’homme blanc est plus intelligent que l’homme noir ». Lire la suite de « La miss, les « blancs » et nous (deuxième partie*) »

Pour que cessent les violences conjugales

Dans la société africaine, les violences conjugales sont un phénomène que beaucoup considèrent comme normal, au point où, quand on est témoin, ou pire, quand on est victime, on laisse faire. Au Cameroun, cette façon de penser est tellement encrée dans certaines cultures qu’il se dit que pour certaines femmes, la bastonnade est une preuve d’amour ! Selon une étude menée par le PNUD Cameroun, en 2014, 36,1% des femmes et 39% des hommes âgés entre 15 et 49 ans déclarent que le mari a le droit de frapper sa femme pour des raisons banales comme par exemple si elle se dispute avec lui, si elle brûle la nourriture, ou alors si elle sort sans le lui dire. C’est dire si le mal est profond. Lire la suite de « Pour que cessent les violences conjugales »

Eleves en classe - Crédit photo: http://ccreadcameroon.org

Les incohérences du ministre Ngalle Bibehe

Quelques mois seulement après sa nomination à la tête du ministère des enseignements secondaires Jean Ernest Ngalle Bibehe Massena fait déjà parler de lui dans les médias Camerounais. En effet, le nouveau ministre a récemment posé des actes qui montrent qu’il est déterminé à assainir le milieu éducatif camerounais que son prédécesseur avait fortement contribué à pourrir. Pourtant, je pense qu’il est nécessaire de s’arrêter un moment pour questionner la logique de certaines actions que le nouveau ministre pose. Lire la suite de « Les incohérences du ministre Ngalle Bibehe »

La guerre des langues

Le 20 mars dernier, journée internationale de la francophonie, j’ai eu un court – trop court – échange sur twitter avec la mondoblogueuse Mariam Sorelle au sujet de l’impact positif que cette organisation pouvait avoir sur les langues nationales africaines. Tout est parti d’un tweet de Mariam dans lequel elle citait Albert Lourde. Ce dernier affirmait que « La Francophonie doit aider les enfants à être formés dans leurs langues nationales avant le Français ». Abondant dans son sens, Mariam essayait de me faire comprendre que la francophonie pouvait œuvrer pour le développement des langues et de la culture de ses états membres situés en Afrique. Inutile de dire que je n’étais pas de son avis. Lire la suite de « La guerre des langues »

Si j’étais leader de l’opposition au Cameroun…

 

L’opposition camerounaise est actuellement dans une position assez délicate. Pendant quelques temps, elle a été sous le feu des projecteurs, notamment avec la coalition qui s’est formée dernièrement pour protester contre une éventuelle modification de la constitution devant conduire à l’organisation d’élections anticipées. Si les dernières actions de l’opposition méritent d’être saluées, il reste vrai que celle-ci pèche encore dans plusieurs domaines. Moi, si j’étais leader de l’opposition au Cameroun, voici ce que je ferais.

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À quoi sert l’école ?

Si on considère qu’une journée de cours dure environ 8 heures de temps, on se rend compte que, pendant un bon nombre d’années, nous passons le plus clair de notre temps à l’école. Quand en plus on rajoute les heures passées à réviser et à faire les devoir à la maison, on conclut que l’école prend une place considérable dans nos vies. Mais à la fin, un tel investissement (en temps et en argent), pour quel résultat ? Longtemps après les indépendances, je pense qu’il est plus que temps de s’interroger sur l’utilité de l’éducation que nous avons reçue et qu’on donne à nos enfants dans les écoles. Lire la suite de « À quoi sert l’école ? »

Quarante-quatre ans à fêter ce qui n’existe pas…

Hier au Cameroun, on célébrait l’unité nationale. Comme chaque année, on a vu les citoyens défiler, comme chaque année depuis 44 ans, on a fait défiler les enfants en chantant des chansons qui n’ont parfois rien à voir avec l’unité. Mais au-delà du défilé et des autres cérémonies qui entourent la célébration de cet événement, je pense qu’il faudrait s’arrêter une seconde pour s’interroger sur l’unité qu’on dit célébrer au Cameroun chaque 20 mai. Lire la suite de « Quarante-quatre ans à fêter ce qui n’existe pas… »

On fera pire que le Congo

Lors de la récente élection présidentielle qui s’est déroulée au Congo Brazza, beaucoup  d’entre nous ont été écœurés de ce que, durant le scrutin et même après, le pouvoir en place a décidé de couper les communications (appels, SMS, internet, etc), empêchant ainsi tout contact autant l’intérieur qu’avec l’extérieur du pays. Ceux qui avaient espéré que l’exemple Béninois soit suivi se sont bien foutu le doigt dans l’œil. Pourtant, ce qui est en train de se passer actuellement au Cameroun laisse croire que Biya l’Empereur va damer le pion à Sassou dans la compétition du plus grand démocratueur qui se déroule actuellement en Afrique francophone. Lire la suite de « On fera pire que le Congo »

Chez moi, il y a 20 millions de dictateurs (potentiels)

Au Cameroun, s’il y a un qualificatif qu’on attribue facilement à notre cher et tendre président-fondateur, c’est bien celui de « dictateur assoiffé de pouvoir ». Ce n’est pas faux. Pourtant, il est parfois ahurissant de constater que ceux qui taxent le vieux de despote et d’incapable se comportent de la même manière, ou pire, que lui, quand l’occasion leur est donnée.
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Mondoblog-Formation-Dakar-2015 - Crédit photo: Djifa

Quatre choses que j’ai apprises sur les Camerounais pendant la mondoformation

Du 28 novembre au 6 décembre derniers, j’ai eu la chance de faire partie des mondoblogueurs invités à se retrouver à Dakar dans le cadre de la formation Mondoblog. Nous étions 70 blogueurs de 24 nationalités différentes, et pour la plupart d’entre nous, c’était le premier contact avec des africains d’autres horizons. À Dakar, j’ai appris des autres cultures, mais j’ai aussi appris beaucoup sur nous, les Camerounais. Voici quatre choses que j’ai apprises au sujet du Camerounais. Lire la suite de « Quatre choses que j’ai apprises sur les Camerounais pendant la mondoformation »

Mariée à tout prix #TBCS3E01

J’ai eu une pote à Maroua, une ancienne camarade de fac qui avait eu la « chance » d’entrer à l’école normale. Un jour où j’étais chez elle, elle m’a dit, toute triste: « Toi tu es bien, tu es déjà marié. Je sais même que je vais aussi me marier mais quand ? » Elle venait d’avoir une énième dispute avec son petit ami resté à Yaoundé, et elle hésitait à mettre fin à la relation, de peur de finir vieille fille et d’être par conséquent mal vue dans la société. Lire la suite de « Mariée à tout prix #TBCS3E01 »

L’hommage aux morts, vu par des Camerounais…

Le 16 octobre, ma belle-sœur est décédée des suites d’une maladie aussi courte qu’inexplicable. Pendant trois semaines, la famille s’est régulièrement réunie pour lui organiser des obsèques dignes de ce nom. Trois semaines de cotisations, trois semaines de privations, trois semaines d’emprunts contractés çà et là, pour que, le jour fixé pour l’enterrement, tout se déroule « dans les règles de l’art ». Et ce fut le cas. Samedi 7 novembre, la défunte a été inhumée et, au vu de la cérémonie à laquelle j’ai assisté, je peux dire que les petits plats ont été mis dans les grands. Quel gâchis… Lire la suite de « L’hommage aux morts, vu par des Camerounais… »

Des écoles, c’est tout ?

Au Cameroun, si on demande au ministre de l’Education nationale de faire son bilan avant d’aller finir ses jours à Kondengui, je suis prêt à parier que, tout fier, il citera avec empressement les écoles qu’il a ouvertes dans les coins reculés du pays. Il citera, je n’en doute pas, ces collèges d’enseignement secondaire (CES) de brousse qu’il a transformés en lycées. Et il conclura en disant qu’il a œuvré pour que tous les jeunes Camerounais aient accès à l’éducation. Pourtant, moi je dis que s’il n’a fait que créer des écoles, alors il n’a rien fait, absolument rien fait. Lire la suite de « Des écoles, c’est tout ? »