Wagon surchargé-Photo : Internet

Avons-nous compris la leçon ?

La semaine dernière, le Cameroun a été frappé par un drame qui a fait, selon les chiffres officiels (donc contestables), 78 morts et 597 blessés. Suite à cet accident, et tandis que certains essayaient maladroitement de se dédouaner dans les médias nationaux et internationaux, on a vu des Camerounais se soutenir. On a vu l’entraide, la solidarité envers les rescapés de cette tragédie. Pourtant, malgré toutes ces actions, cette solidarité, je me demande si nous, Camerounais, avons compris la leçon. Lire la suite de « Avons-nous compris la leçon ? »

Accident de la route - Crédit photo: lindigne.blogspot.com

La route tue, et nous aussi…

Huit morts sur la route de Bafounda dans la région de l’Ouest, treize morts dans un accident survenu à Dimako dans l’Est du pays, six morts sur l’axe Nkongsamba-Douala. Vingt-sept morts, voilà le bilan de quelques accidents survenus seulement la semaine dernière dans quelques villes du Cameroun. Combien de personnes perdent la vie chaque mois sur nos axes routiers ? Beaucoup trop. Et pourtant, on a l’impression que rien de concret n’est fait pour endiguer le phénomène. Lire la suite de « La route tue, et nous aussi… »

Pour que cessent les violences conjugales

Dans la société africaine, les violences conjugales sont un phénomène que beaucoup considèrent comme normal, au point où, quand on est témoin, ou pire, quand on est victime, on laisse faire. Au Cameroun, cette façon de penser est tellement encrée dans certaines cultures qu’il se dit que pour certaines femmes, la bastonnade est une preuve d’amour ! Selon une étude menée par le PNUD Cameroun, en 2014, 36,1% des femmes et 39% des hommes âgés entre 15 et 49 ans déclarent que le mari a le droit de frapper sa femme pour des raisons banales comme par exemple si elle se dispute avec lui, si elle brûle la nourriture, ou alors si elle sort sans le lui dire. C’est dire si le mal est profond. Lire la suite de « Pour que cessent les violences conjugales »

Chez moi, il y a 20 millions de dictateurs (potentiels)

Au Cameroun, s’il y a un qualificatif qu’on attribue facilement à notre cher et tendre président-fondateur, c’est bien celui de « dictateur assoiffé de pouvoir ». Ce n’est pas faux. Pourtant, il est parfois ahurissant de constater que ceux qui taxent le vieux de despote et d’incapable se comportent de la même manière, ou pire, que lui, quand l’occasion leur est donnée.
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L’hommage aux morts, vu par des Camerounais…

Le 16 octobre, ma belle-sœur est décédée des suites d’une maladie aussi courte qu’inexplicable. Pendant trois semaines, la famille s’est régulièrement réunie pour lui organiser des obsèques dignes de ce nom. Trois semaines de cotisations, trois semaines de privations, trois semaines d’emprunts contractés çà et là, pour que, le jour fixé pour l’enterrement, tout se déroule « dans les règles de l’art ». Et ce fut le cas. Samedi 7 novembre, la défunte a été inhumée et, au vu de la cérémonie à laquelle j’ai assisté, je peux dire que les petits plats ont été mis dans les grands. Quel gâchis… Lire la suite de « L’hommage aux morts, vu par des Camerounais… »

Des écoles, c’est tout ?

Au Cameroun, si on demande au ministre de l’Education nationale de faire son bilan avant d’aller finir ses jours à Kondengui, je suis prêt à parier que, tout fier, il citera avec empressement les écoles qu’il a ouvertes dans les coins reculés du pays. Il citera, je n’en doute pas, ces collèges d’enseignement secondaire (CES) de brousse qu’il a transformés en lycées. Et il conclura en disant qu’il a œuvré pour que tous les jeunes Camerounais aient accès à l’éducation. Pourtant, moi je dis que s’il n’a fait que créer des écoles, alors il n’a rien fait, absolument rien fait. Lire la suite de « Des écoles, c’est tout ? »

La tombe de Ruben Um Nyobè à Eséka

Le « maquisard » est en fait un intellectuel !

Je ne sais pas si c’est comme ça ailleurs, mais chez nous au Cameroun il y a des gens, quand ils décident de vous insulter, vous avez envie d’aller vous cacher dans un trou. Et j’ai bien l’impression que cet art insultatoire (oui oui, nous sommes des académiciens chez nous) se transmet même de génération en génération. En même temps, c’est normal hein : quand votre parent en colère vous en balance une, votre premier réflexe c’est de l’enregistrer pour la rebalancer à un ami dans la rue. Lire la suite de « Le « maquisard » est en fait un intellectuel ! »

Credit photo: gabonactu.com

Leurres et lueurs

Rassurez-vous, je n’ai pas l’intention de parler du recueil de poèmes – que j’imagine excellent – de  Birago Diop qui porte ce titre. Je ne pense pas avoir une plume aussi belle que celle d’Anna Keds qui, dans son blog, empeche la bibliotheque africaine de bruler. C’est que, quand j’observe la plupart de mes frères réagir (le mot n’est même pas approprié) face à certains évènements, je ne peux m’empêcher de penser à ce titre – j’espère que je lirai l’œuvre un de ces quatre… Lire la suite de « Leurres et lueurs »

Tous des « kongosseurs » devant Dieu et les hommes

L’autre jour, quand j’ai vu ma mère et deux autres femmes (qu’elle ne connaissait même pas) commencer spontanément à chuchoter entre elles à propos de la femme d’un patient qui venait d’être hospitalisé, j’ai eu la réaction que tout Camerounais, et peut-être tout Africain digne de ce nom aurait eue : « Ah, les femmes ! Les femmes ! Le kongossa-là coule seulement dans leurs veines ! » Pourtant, en y réfléchissant bien, je me suis rendu compte que dans cette discipline olympique qu’est le commérage, ce ne sont pas seulement les femmes qui sont les championnes. Lire la suite de « Tous des « kongosseurs » devant Dieu et les hommes »

Crédit photo: cameroonwebnews.com

Allo, 117?

Depuis que le Cameroun est en guerre contre Boko Haram, la population ne tarit plus d’éloges à l’endroit de nos forces armées qui, soit dit en passant, font de l’excellent boulot du côté de l’extrême-nord du pays. Cependant, nous sommes tellement focalisés sur le bon grain qui combat les terroristes, que nous oublions que l’ivraie est restée avec nous dans les centres-villes. Lire la suite de « Allo, 117? »

En réalité, ce n’est pas la mèche le problème

Depuis quelque temps déjà, le vent de la révolution « nappy » souffle sur les têtes (et dans les cheveux) de nos sœurs africaines. Les nappy, ce sont ces femmes qui ont décidé d’assumer leur identité culturelle en refusant désormais d’utiliser tout artifice ou accessoire qui pourrait les faire ressembler aux individus d’une autre race, ou aire culturelle ou géographique. Comme on peut s’y attendre, la première cible de ces guerrières aux cheveux crépus, ce sont les mèches. Mais la mèche est-elle vraiment le problème ? Lire la suite de « En réalité, ce n’est pas la mèche le problème »

Crédit photo: maliactu.net

C’est (aussi) à ça que servent les amis

Tout à l’heure, alors que je m’ennuyais, me demandant bien où j’allais boire une bonne bière bien glacée en ce jour où au Cameroun on célèbre la pauvreté l’unité nationale, quand mon téléphone sonna. Le « Demandez, on vous donnera » de la Bible-là, ça marche parfois hein. Donc, mon téléphone sonne et au bout du fil, c’est un vieux pote qui appelle pour me souhaiter bonne fête. Massa, tu me souhaites bonne fête sans me donner une ? Aka ! Bon, il ne m’a pas offert une, mais il m’a quand même rappelé de bons souvenirs. Lire la suite de « C’est (aussi) à ça que servent les amis »

Vendeuse de bananes - Crédit photo: 27avril.com

Du travail pour Éloise

Jeudi dernier – le 30 avril et la veille de la fête du travail –, en allant chercher mon fils à l’école, j’ai revu Éloïse. Éloïse, c’est une vieille amie. On s’est connu à l’époque où j’étais au lycée et depuis près de 10 ans, on s’était perdus de vue. Ça n’a vraiment fait plaisir de la revoir après toutes ces années sans nouvelles d’elle. « J’ai finalement pu avoir mon BAC », me dit-elle fièrement. « Mais depuis là, je cherche le travail, je ne trouve pas », continua-t-elle avec découragement. Lire la suite de « Du travail pour Éloise »