Crédit photo: Desy Danga (kalangoo-84.blogspot.com)

Éducation : Ces établissements scolaires que le ministre devrait fermer

Chaque année à la rentrée, le Ministre camerounais des Enseignements Secondaires ferme des établissements scolaires qui, soit fonctionnent dans l’illégalité, soit ne respectent pas les exigences pour fonctionner. Si ces décisions sont à encourager au regard de l’importance de l’éducation, il y a également lieu de se poser des questions sur certains établissements publics qui fonctionnent depuis plusieurs années, et qui, pourtant, sont loin d’offrir aux apprenants un cadre idéal pour l’apprentissage. Lire la suite de « Éducation : Ces établissements scolaires que le ministre devrait fermer »

Ce que ça coûte d’être enseignant au Cameroun

Au Cameroun, on a tendance à considérer les fonctionnaires comme des privilégiés (ce qui n’est pas entièrement faux). On envie la stabilité de leur emploi, la régularité de leur paye et beaucoup d’autres avantages réels ou imaginaires. Parmi ces privilégiés figurent en bonne place les enseignants qui, selon plusieurs, sont grassement payés pour fournir un minimum d’efforts (ils auraient quelques jours de travail seulement par semaine, et trois mois de vacances payées). Ce que beaucoup d’entre nous ignorent, c’est que le métier d’enseignant au Cameroun est un vrai chemin de croix, et qu’il faut s’armer de courage et de patience pour pouvoir tenir la distance. Lire la suite de « Ce que ça coûte d’être enseignant au Cameroun »

Enseignants en plein défilé - Crédit photo: leseptentrion.net

Et si c’était la faute aux enseignants ?

Aujourd’hui c’est le 5 octobre, journée mondiale des enseignant(e)s, une journée que les enseignants camerounais ont tôt fait de transformer en fête. Les enseignants camerounais sont fiers – ou alors devraient l’être – car ce sont eux qui ont fait des grands de ce pays ce qu’ils sont. Voilà l’excuse qui m’est brandie chaque fois que je dis à des collègues ou amis qu’il n’y a aucune raison de fêter cette journée. Lire la suite de « Et si c’était la faute aux enseignants ? »

Dorcas Dienda MissRDCongo

La miss, les « blancs » et nous (deuxième partie*)

Hier j’étais chez moi peinard, tout allait bien jusqu’à ce que je tombe sur un lien qu’un de mes contacts sur Facebook avait partagé. Il s’agissait d’un article de Jeune Afrique qui parlait de la bourde qu’une candidate à l’élection Miss RDC avait commise en déclarant, je cite : « Nous le savons tous, ce n’est pas un sujet tabou : l’homme blanc est plus intelligent que l’homme noir ». Lire la suite de « La miss, les « blancs » et nous (deuxième partie*) »

Eleves en classe - Crédit photo: http://ccreadcameroon.org

Les incohérences du ministre Ngalle Bibehe

Quelques mois seulement après sa nomination à la tête du ministère des enseignements secondaires Jean Ernest Ngalle Bibehe Massena fait déjà parler de lui dans les médias Camerounais. En effet, le nouveau ministre a récemment posé des actes qui montrent qu’il est déterminé à assainir le milieu éducatif camerounais que son prédécesseur avait fortement contribué à pourrir. Pourtant, je pense qu’il est nécessaire de s’arrêter un moment pour questionner la logique de certaines actions que le nouveau ministre pose. Lire la suite de « Les incohérences du ministre Ngalle Bibehe »

La guerre des langues

Le 20 mars dernier, journée internationale de la francophonie, j’ai eu un court – trop court – échange sur twitter avec la mondoblogueuse Mariam Sorelle au sujet de l’impact positif que cette organisation pouvait avoir sur les langues nationales africaines. Tout est parti d’un tweet de Mariam dans lequel elle citait Albert Lourde. Ce dernier affirmait que « La Francophonie doit aider les enfants à être formés dans leurs langues nationales avant le Français ». Abondant dans son sens, Mariam essayait de me faire comprendre que la francophonie pouvait œuvrer pour le développement des langues et de la culture de ses états membres situés en Afrique. Inutile de dire que je n’étais pas de son avis. Lire la suite de « La guerre des langues »

Si j’étais leader de l’opposition au Cameroun…

 

L’opposition camerounaise est actuellement dans une position assez délicate. Pendant quelques temps, elle a été sous le feu des projecteurs, notamment avec la coalition qui s’est formée dernièrement pour protester contre une éventuelle modification de la constitution devant conduire à l’organisation d’élections anticipées. Si les dernières actions de l’opposition méritent d’être saluées, il reste vrai que celle-ci pèche encore dans plusieurs domaines. Moi, si j’étais leader de l’opposition au Cameroun, voici ce que je ferais.

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À quoi sert l’école ?

Si on considère qu’une journée de cours dure environ 8 heures de temps, on se rend compte que, pendant un bon nombre d’années, nous passons le plus clair de notre temps à l’école. Quand en plus on rajoute les heures passées à réviser et à faire les devoir à la maison, on conclut que l’école prend une place considérable dans nos vies. Mais à la fin, un tel investissement (en temps et en argent), pour quel résultat ? Longtemps après les indépendances, je pense qu’il est plus que temps de s’interroger sur l’utilité de l’éducation que nous avons reçue et qu’on donne à nos enfants dans les écoles. Lire la suite de « À quoi sert l’école ? »

La tombe de Ruben Um Nyobè à Eséka

Le « maquisard » est en fait un intellectuel !

Je ne sais pas si c’est comme ça ailleurs, mais chez nous au Cameroun il y a des gens, quand ils décident de vous insulter, vous avez envie d’aller vous cacher dans un trou. Et j’ai bien l’impression que cet art insultatoire (oui oui, nous sommes des académiciens chez nous) se transmet même de génération en génération. En même temps, c’est normal hein : quand votre parent en colère vous en balance une, votre premier réflexe c’est de l’enregistrer pour la rebalancer à un ami dans la rue. Lire la suite de « Le « maquisard » est en fait un intellectuel ! »

Vendeuse de bananes - Crédit photo: 27avril.com

Du travail pour Éloise

Jeudi dernier – le 30 avril et la veille de la fête du travail –, en allant chercher mon fils à l’école, j’ai revu Éloïse. Éloïse, c’est une vieille amie. On s’est connu à l’époque où j’étais au lycée et depuis près de 10 ans, on s’était perdus de vue. Ça n’a vraiment fait plaisir de la revoir après toutes ces années sans nouvelles d’elle. « J’ai finalement pu avoir mon BAC », me dit-elle fièrement. « Mais depuis là, je cherche le travail, je ne trouve pas », continua-t-elle avec découragement. Lire la suite de « Du travail pour Éloise »

Crédit photo: biblionef.com

Quand le livre tue l’éducation

Quand nous étions plus jeunes, je me souviens que, pour peu que nous voyions un texte imprimé ou saisi à la machine à écrire, pour nous il devenait impossible d’imaginer y trouver des fautes. En plus, nous considérions tout ce qui y était écrit comme vrai. Il faut dire qu’à l’époque de mon enfance, les ordinateurs étaient plus rares que la pluie dans le désert, ce qui conférait un caractère solennel, officiel même, à tout texte dactylographié ou imprimé. Lire la suite de « Quand le livre tue l’éducation »

Handicapé - Crédit photo: senenews.com

Nos universités ne fabriquent pas de «Prince Aimé»

Il y a une dizaine d’années environ, l’artiste musicien camerounais Prince Aimé créa la surprise avec sa chanson intitulée « Viviane ». Ce qui rendait la surprise encore plus agréable, c’est que cet artiste était aveugle. Ça faisait plaisir de voir un handicapé faire autre chose que mendier. En réalité, on a cru pendant longtemps que le dénuement dans lequel vivent certains handicapés était causé par leur manque de volonté de se battre. Et pourtant… Lire la suite de « Nos universités ne fabriquent pas de «Prince Aimé» »

Crédit photo: tribeleadr.com

La pire journée de l’année

Il y a quelques jours encore, dans le monde entier ­– ou presque –, c’était liesse, joie, allégresse. C’était la fête, c’était Noël. Que célébrait-on exactement ? Je ne saurais le dire avec exactitude. Ici chez nous, tandis que les uns voient en la Noël la fête des enfants, d’autres lui donnent une connotation religieuse (le 25 décembre représenterait la naissance de Jésus Christ). Quelle que soit la raison de la célébration, il reste vrai qu’en principe, c’est une journée de réjouissances. En principe. Car en pratique, la journée du 25 décembre, censée être une journée heureuse, peut s’avérer être la pire de l’année pour certains, pour beaucoup. Lire la suite de « La pire journée de l’année »

Jeune malienne

La petite Fadimatou

J’ai rencontré Fadimatou il y a quelques années ; j’étais alors un jeune enseignant fraîchement affecté au lycée bilingue de Maroua. Cette année-là, j’avais parmi les classes que j’enseignais une sixième spéciale. Pour ceux qui sont étrangers à cette appellation, les classes spéciales sont des classes réservées aux élèves les plus brillants. On y accède à l’issue d’un concours organisé au sein de l’établissement, parmi les élèves de la classe de sixième. Lire la suite de « La petite Fadimatou »