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Quand l’inégalité fait avancer – mon billet pour le BlogActionDay2014

Chaque 16 octobre, dans le cadre du #BlogActionDay, les blogueurs du monde entier publient sur une thématique commune. En 2014, le thème proposé c’est l’inégalité. En prenant connaissance du thème de cette année, je me suis demandé, ce que je pouvais bien dire de l’inégalité, qui n’a pas encore été dit. C’est vrai ! On a parlé des différences de classes, des l’inégalité des genres, les différences entre ci, entre ça, etc. De peur de redire ce qui a certainement déjà été dit et redit, j’ai voulu voir la chose autrement. Dans ce billet, je montrerai le coté positif de l’inégalité ; je vais m’efforcer de présenter l’inégalité comme une source de développement, comme une source de motivation supplémentaire pour l’évolution.

Quel que soit l’endroit où on se trouve sur terre, quelle que soit la société dans laquelle on vit, l’inégalité la plus prononcée, la plus décriée, la plus condamnée est (ou du moins, a été) l’inégalité des genres. Le problème d’inégalité entre l’homme et la femme est aussi vieux que la terre elle-même. On a l’habitude, en en parlant, de n’en évoquer que les aspects négatifs. On oublie la plupart du temps de relever que c’est grâce à cette inégalité que beaucoup de femmes font des efforts pour se hisser à des niveaux où elles n’auraient jamais ni songé, ni même eu envie d’à arriver si elles n’étaient pas très souvent victimes de cette injustice.

Quand on consulte l’histoire du monde, on se rend compte que si la femme peut aujourd’hui se battre pour ses droits, c’est tout simplement parce qu’elle a été victime de discrimination. Il y a quelques siècles, même dans les pays qui sont aujourd’hui des exemples en termes d’égalité des genres, les femmes n’avaient même pas le droit de vote. Avec le temps, ces dernières se sont battues pour évoluer sur le plan social. Aujourd’hui, elles votent au même titre que les hommes.

Tout s'explique - Crédit photo: nouvelobs.com
Tout s’explique – Crédit photo: nouvelobs.com

Ensuite, elles ont voulu travailler, sortir de leur condition d’éternelles assistées pour enfin pouvoir s’affirmer comme des personnes responsables capables de supporter certaines charges du foyer. Je ne dis pas que c’est l’inégalité des genres qui leur a donné envie de travailler, mais je pense que l’acharnement des hommes à les cantonner à la maison a renforcé leur décision de se mettre au travail. La discrimination est venue comme un facteur supplémentaire de motivation. D’ailleurs, dans ces cas-là, même celles qui ne voyaient pas forcément l’utilité du travail vont décider de suivre le mouvement simplement pour prouver aux hommes qu’elles ont des capacités.

Grâce à leur acharnement à combattre l’inégalité établie entre les hommes et elles, les femmes ont réussi à faire croire en elles. Au point où c’est ceux qui les dénigraient qui essaient désormais de les faire évoluer. C’est dans ce cadre qu’en 2002 l’IAI-Cameroun (Institut Africain d’Informatique) lançait l’Opération « 100 000 femmes horizon 2015 », visant à « arrimer la femme camerounaise à la modernité axée sur les Technologies de l’Infirmation et de la Communication (TIC). » (Mediaterre.org).

À mon avis, c’est en partie à cause de grâce à l’inégalité des genres que les femmes ont pu livrer ces batailles. L’injustice dont elles ont souffert a été une sorte de tremplin qui les a propulsées au sommet en renforçant leur volonté et en décuplant leur envie de réussir et de prouvé qu’elles sont capables.

Et ce n’est pas tout.

De mos jours, il n’est pas rare de voir les femmes exercer les métiers autrefois « réservés » aux hommes. Elles sont dans l’armée, dans la politique, dans les branches compliquées de la médecine… mais en même temps, elles conductrices de taxis, coiffeuses pour hommes, électriciennes. Ce sont les conséquences positives de l’inégalité.

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